Texte de l’exposé


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Bonjour à « tous et à chacun » comme on dit dans le Berry. Quand j’ai proposé de faire une causerie sur Constantine le « triumvirat » a accepté,je les en remercie, j’espère qu’ils seront, que vous serez indulgents.Ce qui m’a motivée ce sont des livres :

« La France et les Colonies », livre que ma grand-mère avait eu pour son certificat en1898.« Notes d’histoire et d’archéologie » du diocèse de Constantine et d’Hippone,Chanoine Jaubert (1911).

« Constantine », Berthier – Goosens (1965). Monsieur Berthier était le conservateur du musée Mercier.

« Constantine : la conquête, le temps des pionniers. » Michèle Biesse –Eicherelbrenner (1985).

Je ne suis pas allée sur internet, s’il y a des erreurs, des oublis, dites-le sans façon.Rémi nous a projetés vers l’avenir, nous allons remonter le temps et nous rajeunir.
Nous avons 20, 30 ans en 1962. Combien de villes du Constantinois nous connaissons ? 5 ? 10 ? Plus ?Regardons la carte : la côte, l’intérieur, le sud.

Maintenant nous sommes à l’école primaire. Comment nous déplacions-nous ? Auto,train à vapeur et pendant la guerre : cars à gazogène, cabriolet, charrettes pour les livraisons de bois, charbon, ramassage des ordures … etc. encore en 1947 à Constantine.

Plus tard il y a eu les michelines et l’Inox.

À L’E.N. comment communiquions-nous avec l’extérieur : lettres, téléphone, cabine à la Poste ou en urgence au bureau du secrétariat.

Poste de T.S.F. en 1954 achat d’un poste par Mademoiselle Loubeyre.
Au cinéma les actualités.
Les journaux.
Le téléphone arabe (1920 Hamida et maman).


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Constantine

Une barrière de falaises, 200 m de hauteur, qui domine la plaine du Hamma, falaises coupées par une brèche. Une rivière que l’on traverse à gué en été mais qui à l’automne peut devenir un fleuve impétueux arrachant des ponts centenaires (crues de novembre1957).

Ce fleuve a trouvé une faille, s’y est engouffré, a creusé son lit pendant des millénaires, a rejoint un fleuve souterrain : résultat un canyon de 2 km de long et de parfois 100 m de profondeur.

Constantine, un nid d’aigle, habité par les Australopithèques. On y a retrouvé des ossements d’éléphants, d’hippopotames, des galets taillés, des poteries, des restes de dolmens. Dans la grotte des pigeons on a trouvé des récipients en œuf d’autruche, des peintures à damiers.

Les envahisseurs vont se succéder. Trois siècles avant notre ère ; période Punique.

Puis les trois premiers siècles ; la période Romaine.

Cirta devient une ville importante qui a sous son autorité, Sitifis, Chullu, Rusicade, Lambèse, Milev. Le réseau routier est important, les campagnes mises en valeur. Mais comme à Rome les périodes de paix et de violence se succèdent.

Les Romains construisent un pont, il est situé sous le pont El Kantara. On y accède par un escalier qui part à gauche du pont. On arrive au chemin des touristes : une promenade féérique. A l’aplomb de la passerelle Perrégaux, un bassin d’eau claire, sulfureuse : la piscine de César. Mon beau père et Jean s’y sont baignés. De l’autre côté, on arrive au pont des chutes. Sur ce rocher, il y a des sources, des puits et même un lac ; en haut de la rue Nationale, sous l’hôtel de Paris, le petit lac abrite des grenouilles blanches. Mais la population s’accroit et les Romains construisent un aqueduc : les arcades Romaines.

En 210, Marcus Caecilius Natalis, élève un arc de triomphe à la gloire de Caracalla et une statue d’airain. Entre 210 et 250 une période de paix s’installe. Les chrétiens sont nombreux. On retrouve des traces de leur vie : stèles, sarcophages, églises, mosaïques … en de nombreux lieux.

En 256, au concile de Lambèse, on compte 42 évêques entre autres à Cirta, Mila, Hipponne, Tabarca, Barika, Tebessa, Collo, Philippeville, Kenchela, Guelma, Aïn Regada, Sétif, Aïn Beida, Djemila, Tenes, Cherchell, Cap Matifou, Sigus, Djidjelli, Aïn Hakroum, Timgad, El Ksar, Aïn Abid, Sillègue, Souk Ahras.

Mais sous l’empereur Valérien, en 257, les persécutions reprennent. En effet, les chrétiens se réunissent à 2 ou 3 familles le dimanche, ils prient, mangent ensemble, se soutiennent. Ils sont très solidaires et structurés. Le prêtre visite ces communautés, donne des nouvelles, encourage, instruit. Les évêques écrivent beaucoup, vont à Rome, Jérusalem,Carthage et chapeautent les groupes de communautés. Et surtout ces Romains sont de  

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mauvais citoyens, ils ne vont pas au temple, ne sacrifient pas aux idoles, n’assistent pas à certains fêtes. Ce sont des ennemis de Rome.

Pourchassés, emprisonnés, réduits en esclavage ou mis à mort. Lambèse est une colonie pénitentiaire importante.

A 20 km de Constantine, 9 évêques, des prêtres, des chrétiens vont travailler dans des carrières de marbre et des mines de plomb. Les familles apportent nourriture et réconfort aux prisonniers. L’évêque Cyprien de Carthage écrit pour soutenir ces malheureux. Comme les esclavesdes mines de plomb sont sous alimentés, on les change régulièrement avec ceux qui travaillent dans les carrières et qui eux ont la visite de familles. Ces lieux ont perduré.

En 1919, Paul Rauzier, capitaine rendu à la vie civile est nommé directeur des mines de plomb du Felten. Il deviendra mon oncle et m’a raconté son arrivée à Constantine. Il doit se présenter aux autorités civiles et militaires. Très bien mis : costume de toile, lavallière, canotier,chaussures vernies noires. On est en février et il y a 10 cm de neige dans les rues de la ville. La mine du Felten près d’Aïn Smara fermera vite, les filons sont épuisés et la Penaroya a des concessions prometteuses en Tunisie.

En 1960 les marbriers Alessandra font une exposition d’objets à l’hôtel Cirta : vases, lampes porte-photos, etc. … du marbre noir, gris, marron veiné de bleu et de rouge, marbre doré, couleur miel. Tout vient des carrières d’Aïn Smara. Vous vous souvenez sans doute des garnitures de cheminée de grands-parents etc. …

A partir de 305, on entre dans une période de calme. Cirta reconnaît l’empereur Constantin d’où le nom de la ville. En 320, on trouve les traces d’une église-cathédrale. Dans les environs de Sétif

31 églises. Une épitaphe trouvée à Tixter est au Louvres, les ruines d’une basilique trouvées à Sillègue sont transportées à Saint Arnaud dans la cour de la commune mixte. Saint Augustin, né à Souk Ahras en 354 mène une vie dissolue puis revient en 383, transforme la maison de ses parents en monastère pour les pauvres, assiste au concile de Mila en 402 puis meurt en 430. On a retrouvé de nombreux vestiges en construisant la mairie, le marché couvert. Un champ funéraire recouvrait leplateau de Bellevue. Les restes d’une chapelle à Chaberas, les ruines de Tiddis. On retrouve unestatuette de bronze en 1855, elle sera placée en effigie agrandie sur le monument aux morts.

Pendant les années 427 à 533 les Vandales envahissent l’Algérie, ils sont chassés par lesByzantins.

Du 7ème au 9ème siècle on a peu de documents sur les invasions arabes mais  Constantine passe dansla mouvance de Tunis sous la dynastie des Hafsides. Les potiers font revivre leur industrie, ils ajoutent la fabrication d’émaux. C’est aussi la naissance de la « marqueterie-céramique » avec combinaison de croix et d’étoiles. Les souverains tunisiens embellissent Constantine. Les troubles sont nombreux mais il y a aussi des périodes plus calmes.

En 1088, El Mansour demande aux évêques de lui envoyer des artisans chrétiens pour embellir la ville de Bougie.

A partir de 1158, sous les Almohades, la répression fait rage, les chrétiens sont tués s’ils refusent de se convertir. En Kabylie ils se réfugient dans les montagnes, résistent. Les femmes se tatouent une croix sur le front, plus tard ces tatouages embellis seront des moyens de décorations. A Sète, mon amie Irakienne a une croix tatouée au poignet.


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Au 14ème siècle, dans la région de Laghouat, Tidjani professe un Islam ouvert, tolérant, basé sur l’instruction. Il fonde une zaouïa à Aïn Mahdi, aura des disciples à Oued Athmenia, près de Constantine, la famille Ben Gana Tidjani écrit : " il y a encore des églises mais elles sont menacées de ruines".

En 1394 après le décès d’Abou El Abbas, Constantine subit trois sièges.

En 1434, Abou Amar Othman porte l’empire turc Hafside à son apogée. A Constantine, il renforce la kasbah, construit les remparts face au Koudiat Ati. La ville est dotée de 2 médersas, 4 zaouïas. Barberousse avec 4000 turcs se réfugie à Constantine puis passe à Bône, puis Alger.

Au 16ème siècle la ville compte 40 000 habitants. Les chrétiens y vivent discrètement. Mais à l’invasion Turque ils sont persécutés, les églises disparaissent.

Au 19ème siècle 16 Beys se succèdent. Ils agissent en souverains, embellissent la ville. La mosquée Souk El Ghezel a des colonnes romaines qui proviennent de ruines route de Batna. Salah Bey bâtit une mosquée, y adjoint une médersa, crée une seconde école. Ahmed Bey fait construire son palais de 1826 à 1835. Il le décore avec ce qu’il prend de plusbeau dans les maisons des constantinois. C’est un bey cruel, il organise des combats lions contre chiens, recourt aux assassinats. Les Turcs sont d’excellents guerriers, ils fortifient les villes, se désintéressent des campagnes où la pauvreté grandit.

A 40 km de Constantine, en allant vers Sétif, le Rhumel traverse des gorges. En amont une plaine riche ; il y a avait une grande villa romaine dont les mosaïques seront au musée Mercier. A la sortie des gorges, des sources chaudes de 35 à 45°. Sur la hauteur, les turcs érigent un fortin protégé par un mur d’une hauteur de 1,5 m environ. Le village en aval du confluent du Rhumel et du Bouyacour prendra le nom de bey Athmen. Ce sera Oued Athmenia mon village natal.

Les Turcs fortifient Constantine. Au-dessus du pont romains ils construisent le pont El Khantara défendu par des canons. A l’ouest de la ville, vers les plateaux de Bellevue et du Koudiat Ati, ils élèvent de puissantes murailles. Trois portes donnent accès à la ville :

Bab el Djedid, au niveau du boulevard Jolly de Bresillon ;

Bab el Oued, vers la Poste.

Bab el Djabia, vers le pont Sidi Rached.


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Novembre 1836 les troupes sont cantonnées à Guelma et le général Clauzel décide de marcher sur Constantine. Les soldats sont malades, épidémie de choléra, mal préparés, l’intendance ne suit pas. Arrivés à Constantine le général décide de prendre la ville par le pont El Kantara. C’est un échec cuisant. Les troupes établies sur le plateau du Mansourah, les batteries insuffisantes et inefficaces, c’est la retraite.

Danrémont prend le commandement et prépare l’attaque. Le 25 septembre 1837, les troupes cantonnées près de Guelma s’ébranlent, il pleut beaucoup, les Turcs aidés des arabes les harcèlent. La troupe forte de 12 000 hommes est commandée par les généraux Danrémont, Valée, Perrégaux, Trézel et Ruhlière, le marquis de Caraman, le baron de Tournemine, les colonels Rohault de Fleury, Combes. Le jeudi 5 octobre ils sont au-dessus du Kroubs et voient Constantine. Ils descendent dans la plaine du Bou Merzoug près des arcades Romaines en bas de la future ferme Cabot. La pluie violente a transformé le terrain en un « champ de boue ». Dans la nuit on lève le camp pour gagner le plateau du Mansourah.

Le 7 octobre, les batteries installées sont inefficaces, l’armée tente 2 attaques par les plateaux de Bellevue et du Koudiat Aty. Les Turcs excellents guerriers et cavaliers repoussent ces attaques et causent de nombreuses pertes. L’état-major décide de déplacer les batteries sur le plateau de Bellevue d’où elles pourront bombarder efficacement les remparts de la ville. Le bey Ahmed a refusé l’offre de reddition proposé : « les armes seront déposées, les femmes et les enfants seront protégés, la ville, les mosquées épargnées et respectées. »

La pluie gène le transfert des canons, descente du Mansourah difficile, l’oued est en crue (je l’ai traversé lors d’une sortie scout, nous étions encordées…). L’armée remonte par le petit sentier près du Bardo, les chevaux glissent, entraînent les canons dans la boue et les ravines. Finalement les canons seront hissés à dos d’hommes.

Le 11 octobre tout est en place. La ville est bombardée toute la nuit.

Le 12 octobre c’est l’assaut. Sur le plateau le duc de Nemours, le général Danrémont écoutent le rapport du général Ruhlière. Valée va vers eux pour signaler qu’ils sont trop exposés. Un obus éclate, Danrémont est tué, Perrégaux arrivé rapidement est tué d’une balle. La capote du duc de Nemours transpercée de cailloux projetés par l’explosion de l’obus.

Au soir du 12, le bey Ahmed demande un cessez-le-feu. Valée répond qu’il négociera dans laplace aux conditions précédentes.

Le 13 octobre c’est l’assaut final. Les soldats progressent, s’emparent des batteries, entrent dans la ville, dégagent les rues à la pioche et à la hache car les habitants ont élevé des barricades.

Sous le feu nourri, le capitaine Saulzai, le commandant de Serigny sont tués. La colonne dirigée par Lamoricière progresse dans la rue centrale. L’explosion d’un magasin de poudre provoque un incendie. Lamoricière blessé, brûlé, évacué, mourra deux jours après. Le colonel Combes blessé,arrive à faire son rapport au duc de Nemours et meurt. Le général Ruhlière décide de s’emparer de la Kasbah, la forteresse est déserte, la population a fui. A l’aide de cordes glissées le long des rochers les gens ont voulu s’enfuir, les cordes se sont rompues, les cadavres s’entassent au pied des falaises.

Le Bey Ahmed et ses fidèles se sont enfuis.

Le drapeau Français flotte sur la ville mais Valée et Nemours découvrent un spectacle de désolation. Ils décident de débarrasser les rues des barricades, de soigner les blessés, d’enterrer les morts. Ils demandent que les habitants restent chez eux et assurent qu’ils seront protégés.


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Vers le 20 octobre, après 12 jours d’opérations, les généraux s’installent dans le palais du bey : Palais de la division.

Le choléra se déclare, le marquis de Caraman et de nombreux soldats décèdent. Le général Valée veut que la ville reste arabe, prend un décret : « aucun Européen ne pourra s’y installer ».

L’armée a respecté les conditions de reddition : pas de sac, pas de pillage, pas de meurtre ni de viol.

L’armée découvre de belles demeures, de grandes mosquées. La mosquée Sidi Lakhdar place desgalettes, la mosquée El Kettani, la Medersa, la mosquée El Kebir rue nationale, la mosquée Sidi Rached.

La mosquée Souk el Rezel construite en 1730 sera donnée en 1839 aux chrétiens comme lieu de culte. Les arabes offrent au curé qui avait su se faire aimer une belle chaire sculptée.

La communauté Juive dont les ancêtres vivaient au temps des Romains était établie place des galettes et le long du ravin vers le pont El Kantara.

Transformation de la ville

1843 : 10 sœurs de la doctrine chrétienne soignent les malades à l’hôpital civil, mais elles créent aussi une école avec internat et orphelinat. L’hôpital militaire installé dans la Kasbah prendra le nom d’hôpital Laveran en 1886. A cette date les sœurs de St Vincent de Paul prennent la relève des soins et les sœurs de la Doctrine Chrétienne s’occuperont de l’instruction.

1848 : Les premières concessions sont attribuées aux européens en ville, à Sidi Mabrouk.Commerçants et colons affluent. A la révolution de 1848 le duc d’Aumale, gouverneur de l’Algérie remet volontairement ses pouvoirs au général Cavaignac et part en exil.

1849 : Constantine devient une préfecture.

1851 : le journal « L’Africain » paraît.

1852 : Constantine est sous la neige, une caravane de 47 chameaux disparait dans les fondrières, tous les hommes seront sauvés, soignés par le docteur Reboulleau.

1853 : La construction, le pavage de rues, de places se poursuit : rues Danrémont, Caraman, Vieux, d’Aumale, de France, place Nemours, place de la brèche. La société archéologique est créée.

1854 : Les travaux débutent à Djebel Ouach, aménagement des lacs, plantation d’arbres.

1857 : Une crue importante détruit le pont d’El Kantara, le pont d’Aumale. Les sœurs du Bon Pasteur ouvrent une maison de refuge, de repentance avec internat (en face du stade sur la route de Sidi Mabrouk).

1859 : création du journal « L’Indépendant » qui s’oppose à « L’africain ». Alexis Lambert déporté deviendra secrétaire général de la mairie et principal collaborateur. Pouvreau, chouan déporté politique deviendra l’arrière-grand-père paternel de Jean).

1864 : Sur le plateau de Sidi M’cid on construit un grand collège arabo-français. Cette expérience est un échec et l’établissement deviendra l’hôpital civil.

1865 : Le 15 mai visite de l’Empereur Napoléon III. Spectacles, fêtes sont au programme. Il y a déjà de nombreux Hôtels.


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1866 : Premier recensement :

Européens 10 360 h

Musulmans 22 270 h

Juifs 4 396 h

Total 37 026 habitants

1867 : L’usine à gaz est terminée. L’arasement du Koudiat Aty décidé. Cependant c’est uneannée de famine.

1869 : Le collège de garçons ouvre ses portes. Le tunnel est percé. La ligne de chemin de fer,Philippeville – Constantine est terminée.

1870 : Guerre en France et grande famine en Algérie.

1872 : Les premiers émigrants arrivent de France mais aussi du duché de Bade, de la Forêt Noire, d’Italie, de Belgique, d’Espagne, de Suisse dont des protestants et des orthodoxes.

1875 : Le plateau de Bellevue commence à se construire. La gendarmerie s’élève près de la prison à la place de la pyramide.

1878 : Création de l’E.N. de garçons sur les pentes du Mansourah mais suite à un tremblement de terre (1908) elle sera détruite, le directeur dormira sous la tente. En 1908 l’école occupera au Faubourg Lamy le séminaire. Quand on pense que « Nénesse » disait « grâce à Dieu jesuis athée, Dieu merci nous avons l’école laïque » et qu’il dormait sans doute dans la chambre d’un curé !!!

1880 : Rue Nationale, inauguration du collège de filles qui deviendra le Lycée Laveran en 1911.

1885 : Les E.P.S. de filles et de garçons sont créés. Beaucoup de commerces prennent racine,nous connaîtrons leurs descendants. « L’Indépendant » devient « Le Républicain » imprimé parMonsieur Audrino. Claude Duplan transforme son atelier en usine et lance en 1906 la fabrication de matériel agricole, puis en 1912 la fonderie de bronze et fonte. Wolf s’installe comme brasseur.

Roubille installé rue Danrémont ouvre une librairie Place d’Orléans. Dupuy adjoint un magasin de vente à côté de sa cordonnerie.

1896 : Pendant la construction de la mairie on découvre de nombreuses ruines Romaines Des associations se créent. Première course cycliste Philippeville – Constantine en 1897. Premier cinématographe. Deux premières autos commandées. L’orphéon remporte un concours à Alger.

Les Francs Comtois, Bourguignons, Dauphinois, Cadets de Gascogne, de Corse, du Roussillon, les enfants de Loire, du Rhône, des chemins de fer se réunissent souvent. Création de sociétés sportives ; escrime, gym, football, courses … etc.

1906 : Création de l’Université populaire, du Chalet des Pins, de la pépinière. La Poste, le,Crédit Foncier, le théâtre sont terminés. La place de la Brèche rénovée.

1908 : Lavie construit une conduite d’eau forcée avec une chute d’eau de 130 m. Elle alimente des moulins mais fournit également l’électricité des trolleys de la ville.


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1911 : Inauguration du pont Sidi Rached et du pont de Sidi M’cid à 164 m de haut.

1918 : Après de longs débats et projets les travaux du Coudiat Aty démarrent. Parution du premier numéro de « La Dépêche de Constantine » par Louis Morel (dernier numéro le 17/09/1963).

1922 : Le sacré Cœur est bâti. Le stade de la pépinière est terminé.

1923 : Lotissement du plateau de Bellevue. Les écoles Léon Bourgeois, Jeanmaire, Brunet sont inaugurées en 1925. Le stade Turpin terminé.

1934 : Le boulevard de l’Abîme, la piscine Olympique, l’ascenseur (160 m) sont terminés. L’aménagement du Coudiat se poursuit avec l’hôtel des Ponts et Chaussées. Le nouveau lycée est presque terminé mais la guerre éclate et il ne sera inauguré qu’en … 1950. L’ancien lycée deviendra un cours complémentaire.

1930 : Inauguration du monument aux morts, réplique de l’arc de triomphe de Trajan de Timgad. La victoire est la réplique d’une statue trouvée en 1855 dans la cour de la Casbah. Il y a également les meubles Nataf, les tabacs Bentchicou. Le casino Nunez était ouvert lui depuis 1924.

1935 : La piscine Olympique est inaugurée. Rappel : Belhadj, Bobcoff, Schiano, Luciani Montserret et Alfred Nakache, Boiteux, Jany venaient s’entraîner l’hiver)).

1960 : C’est jeudi, nous attendons 14h l’ouverture des portes, vite nous sortons, bouffée de bonheur, au pont El Kantara nous retrouvons les normaliens. Nous passons sur le côté droit du pont, jetons un rapide coup d’œil vers l’arche naturelle, levons les yeux vers le pont suspendu. Nous montons la rue Nationale, c’est l’odeur des ftaïrs que nous achèterons au retour, arrêt au marchand de cacahuètes, puis la place de la Brèche avec ses créponnets …

J’ai trop parlé … j’ai très soif, je m’arrête chez Alex pour boire une menthe à votre santé !


Blandine BENEFICE

Exposé concernant CONSTANTINE réalisé par Blandine BENEFICE lors du Rassemblement de LA PALMYRE en 2018